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RÉFLEXIONS sur deux ouvrages de CLAUDE CORBO

2018-01-17


par Robert Aubin, C. 59

Le cours classique :

La philosophie des maîtres

Le témoignage des élèves

Je ne sais trop comment j’ai appris que Claude Corbo, l’ancien recteur de l’UQAM, avait écrit il y a une quinzaine d’années deux livres sur le cours classique. Je les ai savourés pour la qualité de leur écriture, le sérieux de leurs sources et les souvenirs qu’ils ont éveillés en moi.

 

Laissez-moi vous en donner un aperçu.

 

Autobiographies

 

À l’occasion d’une année sabbatique, Claude Corbo a entrepris d’explorer méthodiquement ce que fut vraiment le cours classique. Dans un premier livre, il examine les écrits personnels, intimes ou autobiographiques de plusieurs anciens collégiens.

 

Il groupe ces témoignages en trois époques : fin du 19 e siècle, marée montante de la modernité, et prodromes de la Révolution tranquille, passant des professeurs, des programmes et des méthodes pédagogiques aux loisirs, à la vie culturelle et à l’ouverture sur le monde.

 

Je me suis attardé à la troisième période - l’auteur la qualifie de « crépuscule du cours classique québécois » - qui analyse les témoignages de Lucien Bouchard, Pierre Bourgault, Guy Rocher, Richard Garneau et de plusieurs autres.

 

Pour préparer l’« élite de demain », les anciens élèves se rappellent que les professeurs se servaient de quelques moyens pédagogiques :

•  Un enseignement magistral, faisant une grande place aux arguments d’autorité, aux vérités indiscutables et à la religion.

•  Des manuels souvent écrits en France par des prêtres (les « morceaux choisis » permettaient de contrôler les contenus)

•  Une émulation entre élèves et un travail intellectuel exigeant (on se rappelle de Sertillanges…).

 

Les langues et la littérature occupaient une place centrale : grec, latin, et français, ainsi que leur littérature (en omettant le matérialiste 18 e s. français!). L’anglais faisait figure de parent pauvre, de même que les autres « petites matières », dont l’enseignement commençait à être confié à des laïcs.

 

On voulait développer une culture tournée vers le passé, que plusieurs anciens étudiants ne retrouvaient pas dans leur famille, en décalage par rapport à ce que véhiculaient la radio, la télévision et le cinéma, en retard sur le monde contemporain.

 

Quelques-uns soulignent les « moments intenses et lumineux » que leur ont fait vivre le scoutisme, le théâtre, le journalisme étudiant.

 

Quelques maîtres ont droit à des hommages sans équivoque, notamment Georges-Henri d’Auteuil et Maurice Vignault.

 

L’approche jésuite

 

Dans un deuxième livre, Claude Corbo examine le discours que le milieu jésuite québécois a développé à l’appui du cours classique.

 

Il puise abondamment dans les revues Collège et famille et Relations , et dans d’autres écrits par des Jésuites, pour tracer un portrait complet de leur formule d’éducation secondaire. Avec textes à l’appui, l’auteur expose le programme et la pédagogie préconisé par les Jésuites d’ici.

 

Les penseurs du cours classique (qui s’étonnera que plusieurs Jésuites en fassent partie?) expliquent clairement le but poursuivi par le cours classique : développer une culture personnelle forte, « une tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine ».

 

Bilan

 

Ce qui se dégage de ces deux livres, c’est que le cours classique a réussi à former de façon brillante plusieurs générations d’élèves. C’est tout à son honneur d’avoir développé chez eux l’art de raisonner et la maitrise de la langue française.

 

Par contre, la distance était grande entre l’enseignement classique et le monde réel. Il faisait une place bien mince à la vie politique, au monde des affaires, à la vie de couple.

 

Et malgré les heures qui y ont été consacrées, les diplômés à leur sortie sont loin de manifester les convictions religieuses espérées par les pères, ni une pensée philosophique adaptée au monde de leur époque.

 

La mémoire du cours classique: les années aigres-douces des récits autobiographiques . Outremont, Éditions logiques, 2000. 446 p.

 

Les Jésuites québécois et le cours classique après 1945. Sillery, Septentrion, 2004. 406 p.

 

Les deux livres ne sont plus en librairie, seulement dans certaines bibliothèques. Le deuxième est disponible en version électronique chez l’éditeur Septentrion (www.septentrion.qc.ca) et à Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

 

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