Association des anciens élèves du collège Sainte-Marie
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BULLETIN DES ANCIENS

Bulletin d'octobre 2008

 

 


Le mot du président

 

400 ans

Pour accueillir, il faut une maison...

Pour accueillir, il faut une famille, un groupe d’amis qui accueillent...

Pour accueillir, il faut une tradition d’accueil...

Pour être accueilli, il faut respecter ceux qui nous accueillent, faire l’effort de les comprendre, accepter de n’être plus ailleurs... pour vivre dans un nouveau chez-soi...

Bien sûr, il faut savoir mettre de l’eau dans son vin à condition qu’on en n’arrive pas à ce qu’il ne reste qu’un peu de vin dans son eau...

Le président, Émile Robichaud

 

 

 

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Assemblée générale et fête annuelle 2008

 

«Va à ton rendez-vous annuel !» semblent me chuchoter à l’oreille les esprits de notre Alma Mater. Et, comme pour mieux conduire les mordus de l’Association des Anciens, ils les mènent vers le Gesù sous un doux soleil printanier.



MESSE

C’est la tradition de commencer la fête par une célébration eucharistique. Ce moment de prière était présidé par nos collègues Bernard Bélair, C. 60, Maurice Comeau, C. 56, Bernard Coulombe, C. 53, Ulysse Desrosiers, C. 49, Yvon Lussier, C. 55, et Jean-Guy Proulx, C. 55. L’abbé Comeau nous rappelle, dans son homélie, que le monde actuel ressemble à la Galilée de Jésus et des premiers apôtres, «pays aux peuples mélangés, pays méprisé par les purs de Jérusalem, pays ouvert sur les autres, sur les nations étrangères». Et il ajoute que la main de nos maîtres jésuites nous a façonnés de façon à enflammer nos cœurs et à porter à tout instant de notre vie un esprit de reconnaissance.

 


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE


Suivant la tradition, l’assemblée annuelle a lieu dans la salle d’Auteuil, le premier lundi de mai. Plus de 110 présences. Quel quorum, alors que bien des associations peinent à réunir leur maigre représentation statutaire! L’Assemblée est menée rondement sous la présidence du dynamique Émile Robichaud C. 53. Il est assisté de Suzanne Boyd, C. 68, secrétaire suppléant pour Gilbert Saint-Louis, C. 59, gravement malade, et du trésorier Jacques-Marie Gaulin, C. 48.
Le responsable du comité des réunions de conventum, Guy Dulude, C. 48, annonce pour le 15 octobre 2008 une rencontre de son conventum, dit « du centenaire », qui a pensé à adopter les conventums «orphelins» d’avant 1948. Des conventums plus récents, comme celui de 68, se réuniront également dans un avenir prochain.
Le trésorier Jacques-Marie Gaulin, C 48, présente ensuite le rapport de l’exercice financier 2007, pendant lequel les entrées de fonds se sont chiffrées à 26 000 $ et les sorties de fonds de 25 000 $ pour un excédent d’un peu plus de 1 000 $.
Le président Robichaud explique certaines décisions du Conseil qui visent une utilisation judicieuse des ressources limitées du budget : Bulletin des Anciens réduit à deux parutions; boîte à lunch pour le repas annuel; maintien de la cotisation à 35 $ assortie d’une invitation à faire des dons pour contribuer à la continuité de l’Association. Parlant de reconnaissance, il a soin de remercier chaudement tous ceux et celles qui contribuent de leur temps à la vitalité de l’Association. On passe à l’élection des administrateurs. René-Charles Alary, C. 48, Daniel Beaudoin, C. 66, et Gilbert Saint-Louis, C. 59, sont reconduits à leur poste. Richard Harvey, C. 67, est élu pour un premier mandat. Un bravo particulier aux plus jeunes qui assurent la relève!
Cette année, au nom du Conseil, le président Robichaud rend hommage à deux «artistes» de la musique pour services rendus à l’Association : Gilles Dumontier, C. 50, et Jean-Louis Lalonde, C. 49. Depuis plusieurs années, ils contribuent à l’animation de la messe annuelle. Le premier, comme maître de chant, le second, comme organiste. Le président les cite en exemple de fidélité pour leurs longues années de service et de persistance à garder vivantes, par les chants, les racines de notre tradition.
Au point Varia de l’ordre du jour, Anthime Bergeron, C. 43, et Gilles de la Rochelle, C. 43, proclament fièrement que leur conventum a doublé sa participation à la fête annuelle, passant d’une présence à deux! Ils demandent si leur conventum est le plus ancien dans la salle. Le trésorier Gaulin répond que trois membres du conventum 42 participent également à la fête.

 


SOUPER


Nous sommes ensuite invités à nous rendre dans le hall d’entrée du Gesù pour la réception. Les tables sont bien identifiées, une par conventum. Pour les conventums moins nombreux, on a regroupé des années rapprochées à une même table pour faciliter les échanges. La formule a bien fonctionné, à ma table en tous cas !
Autour du repas, les échanges se poursuivent de façon animée. Après les amorces et les salutations de convenance, viennent les souvenirs et les anecdotes où les professeurs, qui ont veillé à nos réussites et assisté à nos frasques, occupent une place importante et nous font rire du temps passé. Puis viennent les confidences sur le temps présent : les enfants, autonomes ou encore souci d’inquiétude; les contrats, petits et gros, lucratifs ou bénévoles, dans lesquels on hésite à s’engager ou dont on espère plaisir ou reconnaissance; les projets de rencontres de conventum. À la fin, on parle des maladies, des accidents et des déclins de toutes sortes qui nous placent devant une réalité inéluctable. En conclusion, merci aux organisatrices et aux organisateurs qui se dévouent pour garder la tradition vivante. Et si votre conventum vous semble sous-représenté, il n’en tient qu’à vous de mousser l’événement auprès des membres de votre conventum.
Michel Bourgault, C. 62


 
 
Fernard Potvin, C. 47, Jacques-Marie Gaulin, C. 48, le trésorier aux multiples rôles, et Michel Bourgault, C. 62
Le président Émile Robichaud, C. 53, rend hommage à deux «artistes» pour des services rendus à l'Association notamment durant la messe annuelle,
Gilles Dumontier, C. 50, maître de chant,
et Jean-Louis Lalonde, C. 49, organiste

Du conventum 43, Anthime Bergeron et, derrière lui, à sa gauche, Gilles de la Rochelle, C. 43

Du conventum 51 : Victor Désy, Gilles Hébert, Rolland Boudreau et Jean-Pierre Bonhomme

Du conventum 51 : Robert Bourret,
Norman Morrison, Jean Loiselle et Hiral Hogue

Gilles Payette, C. 55, Jean-Guy Proulx, C. 55, André Archambault, C. 54, et Yvon Lussier, C. 55

Du conventum 68 : Marc Boivin,
Daniel Alain Dagenais, Pierre La Buissonnière, Jacques Fournier, Daniel De Bellefeuille,
Michel-A. Pinsonnault et Suzanne Boyd, secrétaire de l'Association
Du conventum 67 : Jean Cinq-Mars,
Gilles Cuerrier, Gérard Pelletier,
Marie-Danielle Plante et Richard Harvey

 

 

Du conventum 64 : Pierre Beauchamp,
Serge Leguerrier et Luc Pilon

 

Normand Fortier, C. 63, Yves Lacroix, C. 64,
et Claude Bertrand, C. 65

 
Michel Dumas, C. 64, Jean Taillefer, C. 63,
et Pierre Payette, C. 63
 

Michel Bourgault, C. 62, Jean-Pierre Gravel, C. 68, et Bernard Bélair s.j., C. 60, ancien membre du Conseil, venu de Québec

 

Du conventum 59 : Roger Bourdages, Jacques Vallée, Bernard Downs et Louis Famelart

 

Du conventum 59 : Michel Perrault, Jacques D. Girard, Guy Daoust et Jacques Précourt

 

Du conventum 57 : Louis Boudrias, Kevin Downs et Robert Cossette

  Bénévoles de l'accueil : Émilie Picard, Louise Morand et Claudette Pronovo
 

Daniel Beaudoin, C. 66, membre du Conseil, et un invité de marque, Paul Béland, président de l'Association des anciens de Brébeuf

 

Du conventum 50 : Léo Côté, Jocelyne Dumontier et Gilles Dumontier

Pour photos suplémentaires voir site de la réunion annuelle 2008

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Le Conseil d'administration 2008-2009

 


À l'avant : Émile Robichaud, C. 53, président, Suzanne Boyd, C. 68, secrétaire,
Serge Moquin, C. 68,  Jacques-Marie Gaulin, C. 48, trésorier, et Richard L'Heureux, C. 62, vice-président et responsable du Bulletin

Au centre : Guy Dulude, C. 48, Jean Collard, C. 56, abbé Maurice Comeau, C. 56 et Pierre La Buissonnière, C. 68 

À l'arrière : René-Charles Alary, C. 48, Bernard Downs, C. 59 et Serge Montplaisir, C. 60

Absents : Daniel Beaudoin, C. 66, Richard d'Auteuil, C. 57 et Richard Harvey, C. 67.

 


 

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Pour une vision organique du monde et de l’éducation

Souvent sans que nous en soyons conscients, une vision du monde guide nos choix, oriente nos décisions. Lucien Goldman a défini ainsi une vision du monde : «Une perspective cohérente et unitaire sur les relations de l’homme avec ses semblables et avec l’univers. La pensée des individus étant rarement cohérente et unitaire, la vision du monde correspond rarement à la pensée réelle de tel ou tel individu»1. D’où l’importance de retrouver et d’identifier cette vision du monde à travers les faits et gestes des individus et dans les démarches de toutes sortes de la société, entre autres dans ses choix politiques, économiques, sociaux, culturels et dans les institutions qu’elle se donne pour les réaliser. C’est à travers tout cela que s’exprime une vision du monde qui peut échapper aux individus mais qui n’en constitue pas moins la trame de toutes leurs décisions et, par là même, de tous leurs faits et gestes. Le fait qu’ils n’en aient pas conscience ne change rien à la réalité : ils agissent et leurs gestes ont des conséquences.

On peut concevoir toutes les réalités en termes de «rouages», et par là même, ne voir entre elles que des juxtapositions et des superpositions : c’est la vision mécaniste du monde.

Le monde scolaire a subi les ravages de l’approche mécaniste où tout n’est que rouages juxtaposés et superposés. On a littéralement sabré dans les institutions existantes au nom de la «rationalisation». Tout y a passé : les traditions pédagogiques, les programmes, les institutions elles-mêmes, devenues, souvent, des «succursales», de simples rouages administratifs. Les transformations faites l’ont été de façon mécaniste : changements de programmes, de manuels, imposition de méthodologies, tout cela sans égard aux milieux, sans aucun respect de la vie, de ses exigences et des fonctions fragiles qu’elle avait élaborées.

Un vieux médecin nous l’apprend subtilement : «Si l’Indien avait une formation scientifique, il commencerait par étudier l’anatomie des pieds des divers animaux, la physiologie de la marche et la nature physico-chimique des sols afin de prévoir quelle profondeur l’empreinte d’un pied peut y avoir. À la fin de ses études, il aurait la satisfaction de savoir traquer scientifiquement : seulement, il se serait tellement surmené la vue qu’il serait incapable de voir une piste.2»

C’est ce qui a, instinctivement, amené tant d’éducateurs et de parents à remettre en question l’accumulation des «compétences» dans les nouveaux programmes d’études : la vie, écrit Hubert Reeves, est faite de complexification et non de superpositions ou de juxtapositions.

C’était la conviction de l’éducation humaniste, une approche organique de l’éducation.

 

Émile Robichaud


1 Cité par Fernand Dumont, Le Lieu de l’Homme. La culture comme distance et mémoire. HMH. 1968, p. 119.
2 Dr Arthur E. Hertzler, The Horse and buggy Doctor, cité dans la Sélection du Reader’s Digest, juin 1967, p. 201.

 

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Le Collège Sainte-Marie : de l’achat du terrain à l’ouverture.1


Au moment où le père Félix Martin remplace le père Chazelle comme supérieur des jésuites de Montréal en juillet 1844, le projet d’un collège jésuite au Canada (le premier depuis la suppression en France de la compagnie de Jésus en 1763 et sa restauration en 1814) en est encore à ses premiers pas. On est arrivé à s’entendre sur le choix de Montréal comme emplacement et encore… Malgré la préférence de Monseigneur Bourget pour Montréal, voilà qu’on propose aux jésuites d’établir leur collège dans le village de l’Industrie, futur Joliette. Mgr Bourget invoque la nécessité de ne pas concurrencer le collège de l’Assomption et d’autres considérations pour ramener ce projet de collège jésuite à Montréal.
De nouveaux emplacements montréalais sont envisagés : un terrain en haut de la rue Saint-Laurent (vraisemblablement près de la rue Sherbrooke); l’église Notre-Dame-de-Bonsecours et sa résidence adjacente, offertes aux jésuites par le supérieur du séminaire. Ni l’une ni l’autre de ces possibilités ne se concrétise et, au début de 1845, Mgr Bourget presse les messieurs de Saint-Sulpice de trouver un terrain qui pourrait convenir à l’établissement d’un collège de jésuites à Montréal.
Le 11 mai 1845, les messieurs de Saint-Sulpice offrent, à des conditions très faciles, l’emplacement qu’occupe aujourd’hui la maison-mère des sœurs Grises de Montréal, à l’angle de la rue Guy et du boulevard René-Lévesque. Les jésuites jugent que cet emplacement à l’extrémité ouest de la ville de Montréal serait trop loin pour les élèves qui résideraient à l’est de la rue Bleury. De plus, on ne pouvait alors accéder à ce lieu que par la rue Saint-Antoine car la rue Dorchester n’était pas encore ouverte et la rue Sainte-Catherine s’arrêtait à l’avenue Union.
En octobre 1845, l’attention se porte sur le terrain d’un M. Hubert Lacroix, rue Dorchester près de la rue Saint-Hubert. Le père Martin voit là un très bon choix, au point d’envisager une ouverture des classes à l’automne 1846. Toutefois, le 1er novembre, l’assemblée des citoyens intéressés au projet, présidée par Mgr Bourget, approuve le lancement d’une souscription en faveur de la construction d’un collège jésuite, mais écarte en même temps le projet d’achat du terrain Lacroix, jugé trop coûteux. C’est à cette même assemblée que le sulpicien de Charbonnel suggère que le Séminaire pourrait confier aux jésuites la desserte de Saint-Patrice, la paroisse des Irlandais catholiques. Le père Martin est défavorable au départ à l’idée, craignant ne pouvoir faire face à la fois à la charge d’une paroisse et à celle d’un collège.

Le terrain de John Donegani

En janvier 1846, on trouve tout près de Saint-Patrice un verger dont l’emplacement et les dimensions répondaient à tous les désirs. Les démarches sont entreprises. Elles durent jusqu’au 10 août alors que le père Martin, accompagné de Mgr Bourget, se présente chez le propriétaire, M. John Donegani, riche propriétaire foncier de Montréal. Ce dernier consent à céder le terrain à un prix très avantageux.
Laissons parler le père Félix Martin qui écrit : « Le terrain forme un losange de 380 pieds par 368 pieds. Deux des côtés parallèles sont bornés par des rues (Saint-Alexandre et Bleury), les deux autres par des propriétés particulières (la rue Dorchester n’était pas encore ouverte). Il est comme divisé en deux parties, l’une forme un plateau élevé qui domine l’autre de près de 15 pieds. Sur cette élévation, l’édifice sera vu de toute la partie est de la ville. Le propriétaire avait refusé pour ce terrain, à ma connaissance, la somme de 192 000 francs comptant. Il nous le donne pour 78 000 francs (15 600 $), payables quand nous voudrons, pourvu que ce soit avant 20 ans Dans le contrat, il a voulu cependant que le prix du terrain fût mentionné à sa valeur réelle (celle du moins qu’il s’était figurée), 300 000 francs (46 800 $). Il nous donne, dans le même acte, quittance de 222 000 francs, afin que la postérité sache un jour qu’il a été généreux. »
M. Donegani a tenu à ce que la condition suivante soit attachée au contrat de vente : qu’une messe soit célébrée pour lui tous les jours jusqu’à la mort du dernier de ses enfants!

Le petit collège de la rue Saint-Alexandre, qui accueillit les élèves de 1848 à 1851 2

Le grand collège en 1856, cinq ans après la fin de sa construction

Campagne de souscription et début de la construction

Il restait à trouver les ressources pour bâtir ce qui deviendra le collège Sainte-Marie. Le 13 septembre 1846, Mgr Bourget donne lecture dans la cathédrale d’une lettre pastorale invitant les fidèles à participer généreusement à la fondation d’un nouveau collège qui formera des « architectes intelligents, des négociants habiles, de savants légistes, des orateurs distingués, des publicistes sages et expérimentés, en un mot, des hommes qui soient l’honneur de la patrie en même temps que la gloire de la religion. » John Donegani sera lui-même l’un des principaux souscripteurs de la campagne.
Qui était ce John Donegani, né en 1798 et décédé en 1868 ? Un ancien… du collège de Montréal qui affiche clairement ses opinions politiques au cours des troubles de 1837 et 1838, en conduisant le premier régiment des Royals contre le Doric Club, société secrète vouée au maintien de liens étroits avec l’Angleterre. Membre du conseil municipal de Montréal, il patronne les activités culturelles et littéraires des Canadiens français.
À Pointe-Claire, la rue qui longe le côté nord de la ligne ferroviaire Montréal-Rigaud-Ottawa porte le nom respectable de ce généreux donateur : Donegani!

Qui était ce John Donegani, né en 1798 et décédé en 1868 ? Un ancien… du collège de Montréal qui affiche clairement ses opinions politiques au cours des troubles de 1837 et 1838, en conduisant le premier régiment des Royals contre le Doric Club, société secrète vouée au maintien de liens étroits avec l’Angleterre. Membre du conseil municipal de Montréal, il patronne les activités culturelles et littéraires des Canadiens français.
À Pointe-Claire, la rue qui longe le côté nord de la ligne ferroviaire Montréal-Rigaud-Ottawa porte le nom respectable de ce généreux donateur : Donegani!


Les matériaux pour la construction du collège commencent à arriver sur le terrain en décembre 1846.  En février 1847, dix-huit ouvriers sont à l’œuvre, mais les travaux sont ralentis à l’été par une épidémie de typhus liée à l’immigration irlandaise.  Cette épidémie contribue d’une certaine façon à la réalisation du projet de collège en obligeant les sulpiciens à faire appel aux jésuites pour les aider à desservir la paroisse de Saint-Patrice, en remplacement de leurs confrères morts en se dévouant auprès des malades.   Pour faciliter les choses, les sulpiciens  s’engagent à fournir une maison aux pères jésuites sur la rue Saint-Alexandre, près de l’emplacement du futur collège.  En septembre 1847, les travaux reprennent au rythme des entrées de fonds.  La décision de l’ouverture des classes se fera en juillet 1848 au moment où les sulpiciens remplissent leur promesse de fournir une maison aux jésuites.   Sise sur la rue Saint-Alexandre près de Dowd, cette maison pourra loger les professeurs du collège, ce qui convainc le père Martin à commencer les classes dès septembre.  Mais comme le collège sera alors bien loin d’être terminé, il décide de faire construire un bâtiment temporaire pour accueillir les classes,  qui sera appelé le « petit collège », à l’intersection nord-est de la rue Saint-Alexandre et du boulevard René-Lévesque. 
Le petit collège n’étant pas achevé à temps, l’ouverture des classes se fait le 20 septembre 1848, au départ, dans une vieille masure qui était sur le lot Donegani, côté de la rue Bleury, sur le coin nord.  Il y a trois classes : éléments, syntaxe et méthode pour un total de 13 élèves, tous externes  Les trois classes seront déménagées dans le « petit collège » 10 jours plus tard. Des débuts modestes qui suscitent  néanmoins l’enthousiasme de la population puisque le nombre des inscriptions s’accroît rapidement à chaque année.
Le lundi 28 avril 1851, il ne reste que quelques travaux de finition à compléter pour que le grand collège soit terminé.  Ce jour-là, toutes les classes sont transférées du petit au grand collège, celui que des générations d’anciens ont fréquenté.

Bernard Downs, C. 59,
Richard L’Heureux, C. 62.


Source : Desjardins, Paul : Le Collège Sainte-Marie de Montréal
– La Fondation – Le Fondateur, Collège Sainte-Marie, 1940.
Cinq-mars, Jean : Histoire du collège Sainte-Marie de Montréal 1848-1969, HMH, 1998.
http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp?BioId=38518&query=donegani

1 Cet article fait suite à celui publié dans le bulletin d’avril 2008  intitulé « Le collège Sainte-Marie : aux origines du projet ».

2 Le “petit collège” demeurera en place jusqu’en 1935!

 

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En Bref

Vie des conventums

Une grande célébration réunira mercredi le 15 octobre les anciens des conventums 48 et 49 ainsi que ceux des conventums antérieurs, à l’occasion du 60ième anniversaire du conventum 48. L’événement débutera par une messe au Gesù à 10 h 30, suivie d’un repas au restaurant le Parchemin au 1333, rue University, entre la rue Sainte-Catherine et le boulevard de Maisonneuve. Un étage entier du restaurant a été reservé pour la réunion. La rencontre sera agrémentée par une exposition de photographies et de documents d’époque. Il est même prévu qu’une équipe de vidéastes de l’UQAM filment l’événement. Pour plus d’information, s’adresser à Guy Dulude (conventum 48) au 450 2611 ou à Jean-Louis Lalonde (conventum 49) au 450 473 6565.

Le conventum 53 devrait également se réunir cette année mais la date n’était pas choisie au moment d’aller sous presse. On consultera la rubrique « Quoi de neuf ? » sur le site Internet de l’association, pour plus de renseignements.

Le conventum 58 se réunira au club Saint-Denis, le 30 octobre à 18 h 00. Le club Saint-Denis est situé au 257 rue Sherbrooke Est. Pour plus d’informations, s’adresser à Jacques Girard au 450 466 4708.

Le conventum 68 se réunira en novembre au restaurant Hélène de Champlain, à une date qui reste à confirmer. Pour plus d’information s’adresser à Suzanne Boyd, au 450 671 4770 et surveiller la chronique « Quoi de neuf » du site Internet de l’association.

Centre de créativité du Gesù

Le Centre de créativité du Gesù présente comme toujours un programme très varié et coloré présenté au site http://gesu.net/accueil.htm. Rappelons ici certains événements particulièrement dignes de mention : deux concerts sous le thème de l’Orient sacré présentés les 31 octobre et 8 novembre à l’église du Gesù dans le cadre du festival arabe ; un concert Messiaen le 8 novembre et la messe de Noël du 24 décembre à 21 h 30, avec la chorale du Gesù et l’organiste François Zeitouni.

 

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L’altruiste boute-en-train Gilbert Saint-Louis

Tous ceux qui ont participé à notre fête annuelle du 5 mai dernier ont eu l’occasion de saluer pour une dernière fois notre valeureux secrétaire de l’Association, Gilbert Saint-Louis.

En plein exercice de nombreux mandats assumés tant au sein du conseil d’administration que pour la publication du bulletin Le Sainte-Marie , que pour de nombreuses autres activités de bénévolat, Gilbert a soudain été terrassé par un AVC le 8 novembre 2007. Cloué au lit, il a perdu l’usage de la parole, ô malheur suprême dans son cas, tout en conservant une pleine vivacité d’esprit.

À aucun moment il ne se résigne à son sort. Il entreprend, dans une bonne humeur et une détermination jamais démenties, un énergique traitement de réhabilitation qui porte fruit et lui permet de réaliser un grand objectif : se présenter en chaise roulante à l’assemblée annuelle de mai dernier où il est réélu par acclamation (!) à son poste de secrétaire.

Hélas, alors que nous gardions espoir de le voir guérir progressivement, quelques jours plus tard à peine, soit le 17 mai 2008, nous apprenions son décès à l’âge de 67 ans.

 
   

Gilbert Saint-Louis, C. 59, 1940-2008

L’ami Gilbert, le boute-en-train avec ses incessants mots d’esprit et ses éclats de rire engageants, nous a quittés tel qu’il nous est venu, sans crier gare. Plusieurs d’entre nous n’ont guère eu le temps de bien le connaître.

Membre du conventum 59, il entreprend d’abord un cours de droit à l’Université de Montréal mais, après deux années, il bifurque vers un poste aux Ressources humaines de cette institution, à titre de préposé à l’embauche du personnel.

Par la suite, on le retrouve notamment à l’Institut de recherches psychologiques.

De façon concomitante, Gilbert poursuit une carrière militaire en qualité d’officier d’artillerie dans la réserve et y consacre l’essentiel de ses talents et énergies. En 1965, il se joint au 2e Régiment d’artillerie de campagne dont il gravit rapidement les échelons jusqu’à en assumer le commandement, à titre de lieutenant colonel.

Après avoir réussi un cours de parachutiste et obtenu le grade de colonel, il fait un stage d’officier d’état-major au sein du District 1 du Québec et il en obtient le commandement dans les années 80.

Tout au cours de sa vie, Gilbert ne cesse de s’engager dans diverses œuvres à titre bénévole, tant au sein de l’armée qu’à l’extérieur. C’est ainsi qu’il inaugure des visites mensuelles à l’Hôpital des vétérans de Sainte-Anne-de-Bellevue et qu’il s’y consacre personnellement durant les 25 dernières années.
Sa participation également à titre de vice-président à l’Association de la Défense canadienne, groupe conseil auprès du gouvernement, a été des plus remarquée.

De tous les anciens, je suis probablement celui dont l’amitié avec le confrère Saint-Louis s’est poursuivie pendant le plus grand nombre d’années (près de 40 ans).

Comment caractériser Gilbert?

  • un homme qui ne s’appartenait pas, toujours à l’affût de pouvoir aider, inlassablement, sans compter;
  • un homme jovial, plein d’entrain, toujours avec le mot pour rire, d’une bonhomie conquérante, débordant d’entregent;
  • un homme fier, qui ne s’est jamais laissé abattre par les revers de la vie;
  • un homme extrêmement attachant, profondément fidèle dans ses amitiés, mais jamais envahissant…

Et la liste pourrait continuer encore fort longtemps.

Son départ, aussi soudain qu’imprévisible, laisse un grand vide tellement il a été présent et a assumé de multiples responsabilités au sein du conseil d’administration en plus de sa tâche de secrétaire. Malgré les jours qui s’écoulent, nombreux sont ceux d’entre nous qui n’arrivent pas à prendre conscience qu’il n’est plus à nos côtés.

Guy E. Dulude, C. 48

 

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Réunion des Chevaliers det des Oiseaux bleux

Ils ont défendu les couleurs du collège contre les Kodiacs du Mont Saint-Louis et d’autres équipes tout aussi valeureuses telles que Brébeuf, Saint-Laurent, Rigaud et Valleyfield. Ce sont les glorieux Chevaliers bleus et Oiseaux bleus du Collège Sainte-Marie, qui évoluaient respectivement dans la section senior et junior de la Ligue intercollégiale de football du Québec.Pour la première fois depuis la fermeture du collège, les Chevaliers Bleus et Oiseaux Bleus se réunissaient le 18 juin dans un restaurant du Plateau Mont-Royal et pour l’occasion, les joueurs avaient invité leur ancien entraîneur, Jack Faichney.
 
Maintenant retraité mais toujours actif dans le domaine du sport, Jack Faichney est, dit-on, toujours capable à 76 ans de donner un bon bloc. Dix-sept anciens footballeurs participaient à cette réunion où les échanges furent tant variés qu’animés.
  De gauche à droite : Daniel Beaudoin, C. 66, l’ex-entraîneur Jack Faichney, Gerard Laferrière, C. 66, Richard Tremblay, C. 66, Pierre Tremblay, C. 66.Gilbert Saint-Louis, C. 59, 1940-2008

Heureux de cette expérience, ils ont convenu de se revoir à nouveau en novembre 2008 á l’occasion de la présentation du match de la Coupe Grey à Montréal.

Pour tout renseignement sur cette prochaine rencontre, on peut joindre Daniel Beaudoin (conventum 66) à son bureau au 514-282-5854.

 

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Le Carnet

Arthur Amyot C. 56, a été nommé lauréat du Prix Heinz E. Lehmann d'excellence en psychiatrie décerné par l'Association des médecins psychiatres du Québec et s'est mérité une bourse de $5000 ainsi qu'un trophée honorifique pour sa contribution exceptionnelle à l'avancement et au rayonnement de la profession. La carrière d’Arthur Amyot est étroitement liée à l'histoire de la psychiatrie de l'Université de Montréal et du Pavillon Albert-Prévost, où il a enseigné et exercé les plus hautes responsabilités. Il a organisé de nombreux événements scientifiques auxquels ont participé des sommités modiales de sa profession dont récemment (sept. 2007) un colloque international sur la santé mentale et cognitive de nos aînés. Tout en étant un excellent communicateur, Arthur Amyot est resté proche des malades, poursuivant ses visites à domicile. Il n'a cessé également de se renouveler et les multiples facettes de son expérience ont contribué à donner un visage riche et humain à la psychiatrie moderne.

Claude David, C. 47, voit couronner les quelque trente-trois ans pendant lesquels il s’est dévoué comme chirurgien à l’hôpital Le Gardeur de Repentigny. La Direction du CSSS du Sud de Lanaudière a annoncé que l'ancien hôpital de Repentigny récemment converti en centre multivocationnel de santé portera le nom du Dr Claude David, premier chirurgien à avoir pratiqué à l'hôpital Le Gardeur.

Simon Richer C. 50, annonce la présentation de son ouvrage «Regard neuf de la pédopsychiatrie sur des maux psychosociaux de notre temps», en attente de publication.

Jean Loiselle C. 51, a longtemps représenté le Groupe Montaigne, spécialisé dans la réalisation de projets d'investissement immobilier, en Europe et principalement en Angleterre. Maintenant de retour à Montréal, il occupe maintenant le poste de vice-président aux affaires corporatives, chez Solutions Mayday Inc., une société qui oeuvre en technologie de l'information dans les domaines des services et de l'élaboration de solutions Web. Jean Loiselle offre également des services de rédaction, de traduction et de conseil stratégique.

Denis Lessard, C. 60 est membre du Centre Mnemo (Drummondville) à titre de Président du Comité directeur. Il est rédacteur du bulletin de cet organisme qui se consacre à la conservation du «patrimoine immatériel» du Québec, soit la danse, la musique, le conte, etc. Il a eu le plaisir de rédiger un article sur Jean Duberger, son ancien professeur de rhétorique.

Gilles Meloche C. 63, Retraité de la fonction publique du Québec, mais toujours actif, M. Gilles Meloche est conseiller muncipal à Delson depuis 1993, président du C.A. du conseil intermunicipal de transport Roussillon, vice-président Rive-Sud à l'Association des conseils intermunicipaux de transport et administrateur d'Exporail, le Musée ferroviaire canadien.

Jean-Louis Tirman, C. 60 est vice-président de la Société du patrimoine et d'histoire de la Côte de Beaupré, ainsi que directeur de publication du bulletin et responsable du site internet de la dite société. Fondée en 1995, la Société du patrimoine et d'histoire de la Côte-de-Beaupré, organisme à but non lucratif, a comme principal objectif d'identifier des éléments liés au patrimoine de la région, de s'impliquer dans leur sauvegarde et de procéder à leur mise en valeur. Elle publie également un bulletin trimestriel, «La Coste des Beaux prés» sur l'histoire de la Côte.

Jacques Tremblay C. 62, est, depuis septembre dernier, instructeur autorisé de Tai-Chi à la Société de Tai-Chi taoïste du Canada-région de l'Est (Québec). C'est un art, davantage qu'une pratique sportive, mais qui assure ou permet la préservatiom ou la restauration d'une condition physique de qualité. Le Tai-Chi relaxe les muscles pour agir en profondeur. Jacques invite tous ceux et celles dont la curiosité est excitée à en faire l'expérience. Il se fait du Tai-Chi dans 65 villes au Québec.

Pierre-Marie Trottier, C. 64, poursuit une carrière internationale d’ingénieur spécialisé en construction de routes. Cet été, il a passé quelques semaines à Montréal en compagnie de son épouse Carmen pour revoir parents et amis avant de repartir pour Dacca au Bangladesh où il est responsable d’un vaste projet de développement routier financé par la Banque Asiatique de Développement. Le Bangladesh n’est que l’un des pays où notre confrère a travaillé puisqu’il a à son actif de nombreuses réalisations au Viet-Nam, en Inde, en Éthiopie, à Madagascar et en Guinée et au Bénin et en Jamaïque. Pierre-Marie Trottier est le fils de Bernard Trottier, ancien professeur de sciences au collège.

André Lacroix, C. 66, endocrinologue, est chef du département de médecine au CHUM, président de la table de médecine spécialisée de l'Agence de santé de Montréal et président sortant de la Société canadienne d'endocrinologie et métabolisme. André Lacroix est aussi éditeur de la section surrénale de Up to date, le service d'information médicale en ligne le plus utilisé par toutes les facultés de médecine, étudiants, médecins pour obtenir des mises à jour aux quatre mois sur la médecine actuelle. Ce service devance les manuels de médecine qui ne sont mis à jour qu'aux cinq ans.

 

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Passons sur l'autre rive (Marc 3,35)

Wilfrid Fortier, C. 36, comptable et courtier d’assurances, décédé à Biddeford, Maine, le 22 avril 2007.

Paul Lalande, C. 36, chirurgien-dentiste, décédé à Montréal le 15 février 2008.

Robert Bergeron, C. 39, agent de voyage, décédé à Montréal le 29 mai 2008.

Georges Émery, C. 41, avocat C.R., décédé à Montréal le 15 mai 2008.

Marcel Laberge s.j., C.42, économe provincial, décédé le Montréal le 15 juin 2008.

Gaston Rondeau, C. 42, juge de la Cour du Québec, décédé à Marieville le 26 juillet 2008.

Jean-Louis Cazelais p.s.s., C. 44, professeur et supérieur de séminaire, décédé à Montréal le 25 avril 2008.

Henri De Guise, C. 44, directeur, décédé à Montréal le 4 mai 2008.

Louis-Raymond Flynn, C. 46, chirurgien-dentiste, décédé à Montréal le 27 février 2008.

Gérald Beaudoin, C. 48, professeur, constitutionnaliste, sénateur, décédé à Gatineau le 11 septembre 2008.

Roland Sansfaçon, C. 48, chiropraticien, décédé à Montréal le 3 août 2008.

Ulysse Desrosiers, C. 49, prêtre, ancien administrateur et président de l’AACSM, décédé à Saint-Jérôme le 20 août 2008.

Yves Roy, C. 49, ingénieur, décédé à Longueuil le 14 mai 2008.

Marcel A. Laniel, C. 50, fonctionnaire fédéral, décédé à Montréal le 11 août 2008.

Gilles Rivest, C. 50, ingénieur, décédé à Montréal le14 juillet 2008.

Gilles Robert, C. 50, ingénieur, décédé à Montréal le 14 juillet 2008.

Yvan Lapierre, C. 52, représentant, décédé à Montréal le 25 juillet 2008.

Bernard Rheault, C. 57, médecin, décédé à Laval le 21 mai 2008.

Richard Bergeron, C. 59, professeur, décédé à Boucherville le 11 juillet 2008.

Gilbert Saint-Louis, C. 59, colonel, décédé à Laval le 18 mai 2008.

Luc Racine, C. 60, professeur, poète et essayiste, décédé à Montréal le 23 avril 2008.


 

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