Association des anciens élèves du collège Sainte-Marie
Écussion officiel du collège Sainte-Marie
  

BULLETIN DES ANCIENS

Extraits du Bulletin d'avril 2006

 


Le mot du président

Nemo dat quod non habet!

Eh bien oui, la langue est ancienne mais l’affirmation toujours vraie : on ne donne pas ce que l’on n’a pas !

Votre association veut bien être généreuse : bulletin Sainte-Marie, site Internet, services aux membres, rencontre annuelle... mais nos moyens diminuent. Beaucoup de collègues oeuvrent – bénévolement – pour garder vivante l’appartenance au Sainte-Marie. Nous croyons qu’il s’agit de beaucoup plus que de nostalgie. C’est un lieu nourricier qui garde vivants notre enthousiasme de jeunesse, nos racines, notre appartenance à une éducation humaniste.

Ma longue expérience de l’éducation m’amène à penser qu’on «appartient à une éducation» comme à une famille. Vivre huit ans dans une maison d’éducation qui se nourrissait aux sources vives de l’humanisme marque à tout jamais. Vous en doutez ? Lisez le beau livre de Jacqueline De Romilly : Le trésor des savoirs oubliés.

Félix Antoine Savard a résumé tout cela en quelques lignes :

Les feuilles tombent mais les racines demeurent.
Et meurt la tête quand meurent les racines.
Il est bien difficile de faire l’histoire des racines.
Il est beaucoup plus simple de la renier.
Mais alors, que devient la tête ?

(Carnet du soir intérieur)

Beaucoup de feuilles sont tombées ; c’est le lot de la vie, mais «les racines demeurent».

Nous veillons à leur survie : êtes-vous prêts à nous appuyer ?


Le président,

Émile Robichaud C. 53

 

 

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Assemblée générale et fête annuelle 2006

Assemblée générale et fête annuelle 2006
Cette année encore, la fête annuelle était célébrée le dernier lundi d’avril soit le 24, au lieu du traditionnel premier lundi de mai et près de cent anciens s’étaient rassemblés pour l’occasion. La fête débutait par la messe en l’église du Gésu, célébrée par Bernard Bélair s.j., C. 60, et l’abbé Maurice Comeau, C. 56. Marie-Danielle Plante, C. 67, et Gilles Dumontier, C. 50, dirigeaient les chants pendant que Jean-Louis Lalonde, C. 49, touchait l’orgue.

Dans son homélie, Bernard Bélair nous a conviés vers la démarche de Nicodème, ce « chercheur de Dieu» pour naître par la foi à une vie nouvelle. Il nous a notamment référés aux Exercices spirituels de Saint Ignace pour garder une vision lucidement optimiste du monde, afin d’y faire régner la justice, la paix et l’amour. Il nous a invités à réaliser qu’alors que nous croyons chercher Dieu, c’est Dieu qui nous cherche et nous précède.

Le groupe des anciens s’est par la suite déplacé vers la salle Georges-Henri d’Auteuil pour l’assemblée annuelle où le président Émile Robichaud, C. 53, leur a tout d’abord souhaité la bienvenue, en évoquant l’attachement des anciens à la formation humaniste que donnait le collège, dont l’association entend garder le souvenir bien vivant. Puis, Guy Dulude, C. 48, président du comité des conventums, a invité les anciens et particulièrement les diplômés des années soixante, à solliciter l’appui du comité pour organiser ces réunions de conventum qui sont au cœur même de la mission de notre association.

Notre trésorier, Jacques-Maire Gaulin, C. 48, qui avait revêtu pour l’occasion une livrée de grand notable, a brossé un tableau exhaustif de la situation financière de l’association, démontrant le succès des mesures d’économie adoptées lors de la dernière assemblée générale. Grâce à ces mesures, notre association renoue avec l’équilibre financier et se donne des assises solides.
Le président Émile Robichaud a par la suite dressé un bilan d’ensemble des réalisations de l’année à l’AACSM, insistant notamment sur le redressement des finances, la publication semestrielle d’un bulletin porté à douze pages, l’achèvement de la liste des anciens professeurs et autres professionnels ayant œuvré au collège, la mise à jour constante du site Internet devenu moyen de communication par excellence avec les Anciens. Il a souhaité la bienvenue à Maurice Comeau, C. 56, qui devient membre du Conseil d’administration à titre de conseiller spirituel, en remplacement de Bernard Bélair, rappelé au siège de la compagnie. Il a remercié ce dernier pour son dévouement à l’association de même que Gilles Dumontier, C. 50, et Marie-Danielle Plante, C. 67, qui quittent également le Conseil.

Puis vient le moment de présenter la candidature retenue pour le prix d’engagement communautaire, prix décerné à un ancien qui s’est distingué par son implication bénévole au service de la communauté. Le vice-président, Richard L’Heureux, C. 62, annonce que la candidature retenue cette année est celle de Jacques D. Girard, C.59. Depuis plus de dix ans, Jacques consacre beaucoup d’énergie aux activités de la « Maison des enfants », qui permet aux enfants du quartier Hochelaga-Maisonneuve non seulement de se retrouver et de fraterniser dans une maison bien à eux, mais aussi d’écrire à des adultes bénévoles des lettres où ils expriment leurs rêves et leurs préoccupations. En plus de répondre lui-même à des lettres d’enfants, Jacques agit occasionnellement comme facteur, faisant la cueillette hebdomadaire du courrier dans huit des 23 écoles primaires qui sont en relation avec la Maison des enfants. De plus, chaque automne, il se rend dans les classes de plusieurs de ces écoles pour faire connaître la Maison des enfants et son service de courrier.

Après la présentation, le président Émile Robichaud remet à Jacques D. Girard le prix consistant en une plaque et une sculpture, devant l’assemblée à laquelle s’étaient joints l’épouse de Jacques, Angéline, leur fille Sandrine et leur fils Christian.
L’assemblée se termine avec l’élection des administrateurs : trois anciens ont été élus pour venir épauler l’équipe en place : René-Charles Alary, C. 48, Daniel Beaudoin, C. 66 et Gilbert Saint-Louis, C. 59.

L’assemblée s’est terminée par la présentation d’un diaporama de photos de différentes salles du collège, facilement reconnues par ces anciens qui y ont évolué pendant tant d’années.
Après une session aussi bien remplie, les anciens étaient fort heureux de se retrouver autour d’un bon verre de vin et d’une bonne assiette de mets fins et variés, à débattre des questions de l’heure, à échanger entre confrères, consœurs et épouses, des nouvelles de tous et chacun, des souvenirs de leur Alma Mater.

Album de photos

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Le conseil d'administration 2006-2007


Assis: Richard L'Heureux, C. 62, vice-président et responsable du Bulletin, Émile Robichaud, C. 53, président, et Jacques-Marie Gaulin, C. 48, trésorier.
Debout: Guy Dulude, C. 48, Daniel Beaudoin, C. 66, Bernard Downs, C. 59, Gilbert Saint-Louis, C. 59, secrétaire, et René Charles Alary, C. 48.
En médaillon: Jean Collard, C. 56, abbé Maurice Comeau, C. 56, Richard d'Auteuil, C. 57, Pierre La Buissonnière, C. 68, Dr Serge Montplaisir, C. 60, Serge Moquin, C. 68, et Maurice Mousseau, C. 67.

Profil de vos administrateurs...

L’assemblée annuelle, la venue de nouveaux membres au Conseil d’administration, voilà une belle occasion de faire plus ample connaissance avec vos administrateurs, dont voici un bref profil :

Emile Robichaud, C. 53, Président : Directeur de l’Institut Marie-Guyart, président de quelques organismes, bricoleur spécialisé en cascades… (voir l’article sur les cascades)

Richard L’Heureux, C. 62, Vice-président : Économiste consultant, administrateur (Cégep de St-Laurent, Association des parents du Cégep de St-Laurent, Club de ski Viking), amateur de ski (de fond), de voyages en canot, de pêche à la mouche.

Gilbert St-Louis, C. 59, Secrétaire : N'est plus rémunéré comme consultant en ressources humaines, n'a plus de jardin ni de potager parce qu’il réussissait trop bien dans la culture des navets…. S'amuse à la voile et, de temps à autre, accompagne à la pêche Guy Dulude, C. 48 sur sa « Verchères » nouvelle génération super rapide.

Jacques-Marie Gaulin, C. 48, Trésorier : trésorier à la Société d'histoire de la
Vallée du Richelieu et à celle de Saint-Basile-le-Grand, représentant officiel (trésorier) de
l'instance de la région de la Montérégie du Parti Québécois et aussi représentant officiel (trésorier) de l'Action municipale de Saint-Basile-le-Grand.

René-Charles Alary, C. 48 : Avocat, actif en immobilier, homme à tout faire chez lui à la campagne.

Daniel Beaudoin, C. 66 : conseiller en placement chez BMO Nesbitt Burns depuis presque 24 ans. Ses loisirs préférés sont le sport (golf et ski), la lecture et, depuis quelque temps, la peinture.

Jean Collard, C. 56, conseiller en gestion, amateur de vélo.

Maurice Comeau, C. 56, Conseiller spirituel, curé de la paroisse Saint-Sylvain à Laval depuis 7 ans.

Richard d’Auteuil, C. 57, gère son vaste domaine forestier dans la belle région de Matane, très actif dans les associations forestières et toujours présent en politique municipale.

Bernard Downs, C. 59, administrateur d’un immeuble en copropriété, fait du tutorat auprès des jeunes, toujours actif dans le milieu de l’éducation.

Guy Dulude, C. 48, avocat, spécialiste en arbitrage de griefs.

Pierre Labuissonnière, C. 68, gestionnaire

Serge Moquin, C. 68, gestionnaire, bien connu à l’association comme collecteur de fonds.

Maurice Mousseau, C. 67, Avocat et chanteur à ses heures.

 

 

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Meilleurs souvenirs du collège

Nous avons demandé à nos administrateurs, anciens et nouveaux, de nous faire connaître leurs meilleurs souvenirs du collège. A vous d’interpréter les réponses, très variées et fort éloquentes ….

« Les cours de M. Gérard, du Père Vigneau, du Père Saulnier, la chaleur de cette maison d’éducation, la vie de famille que j’y ai vécue sans oublier les midis passés chez le père Taché (« Bibitte ») à veiller à la bonne santé des poissons et autres habitants du labo de biologie ! La construction de cascades en est la suite logique. » - Émile Robichaud

Les classes de Laurent Laplante, de Guy Bourgeault, de Raymond Bourgault, les textes grecs et latins, la littérature française, les Parascos, les Festivals, la bibliothèque, les jeunes naturalistes, les scouts, le camp Bleu et Blanc, et puis ce panneau qui fixait les philosophes en descendant au 5ième étage : « Felix qui potuit rerum cognoscere causas », enfin le collège même et les derniers tramways pour s’y rendre. – Richard L’Heureux.

« Est-ce la journée de cabane à sucre mixte à Saint-Hilaire autorisée par le père Réal Lebel ou le père Bibitte nous faisant disséquer un coeur de veau, ou le professeur de maths, monsieur Cadotte, qui cultivait de pleins champs de roses et en parlait durant tout un cours, ou le père Vigneault consacrant son samedi matin à nous analyser l'édito du Devoir au lieu de nous servir un contrôle comme le prévoyait le syllabus, ou quoi encore les déplacements nord-sud sur le boulevard Saint-Laurent abord de la 55 avec Jean-François Delage, etc., mais mes deux années de Philo au Sainte-Marie, en sautant abord du train en marche du Conventum 59, sont inoubliables au point d'y revenir 45 ans après..." – Gilbert St-Louis

« Je me souviens plus de l'achat de mon premier bâton de crosse que de ma première grammaire latine. Ma participation très mineure a des soirées de Parascos, ma nomination au poste de directeur du journal " Le Sainte-Marie", mes années avec Les Chevaliers Bleus, mes missions avec les commandos routiers, mes jobs d'été au Camp Bleu et Blanc demeurent des souvenirs impérissables. » – Daniel Beaudoin.

« Les pères Brouillé et Delisle, le tour du lac Saint-Jean avec les Routiers, la cérémonie de prise des rubans puis celle des adieux à la Vierge à l’église du Gesù, après huit années au collège. – Bernard Downs.

« La soirée de la collation des grades à la fin de la Philo II (1962) où parents, amis(ies) et finissants partageaient les résultats des 8 ans de travail...bien accompli. » - Serge Montplaisir.

« L'aspect communautaire de la vie du collège, le climat favorable à l'apprentissage, la formation à une ouverture sur le monde, le contact facile avec les profs. » - Maurice Comeau.

« La compétence et le dévouement des professeurs tant jésuites que laïques. » - René-Charles Alary.

« Je n'ai pas seulement appris de mes études collégiales et philosophiques, j'ai
aussi appris la débrouillardise et la fraternité grâce au scoutisme, j'ai aimé jouer au théâtre, entre autres avec Les Comédiens routiers. En résumé, étant seul enfant de mes parents, j'étais
chez moi au collège. » - Jacques-Marie Gaulin.

« Le jour où, en versification, j'ai fait sourire Adrien Léonard, préfet de discipline….. » - Maurice Mousseau

Qu’est-ce que Maurice Mousseau a bien pu dire ou faire pour dérider le Père Léonard ? Peut-être connaîtrons-nous la réponse au prochain bulletin. Et vous, quels souvenirs gardez-vous du collège ?

 

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Les anciens de Sainte-Marie : 125 ans d’amitié et de fidélité.

Nous sommes en 1882. Le collège Sainte-Marie a trente-quatre ans et ses premières cohortes de bacheliers ont passé le cap de la quarantaine. On imagine que les anciens élèves commencent à constituer un groupe assez nombreux et certains pensent à se regrouper en une association. Un des fondateurs de l’association sera Alphonse Leclaire, qui en sera le premier secrétaire .

Celui-ci écrit en 1882 au Père Félix Martin, fondateur du collège, pour lui demander de présider la première convention de la nouvelle association. Le Père Martin, alors âgé de 78 ans, vit en France depuis 1861, après dix-neuf années passées au Canada entièrement consacrées au collège Sainte-Marie. Retiré à Vaugirard, il est limité dans ses activités par des problèmes de santé et c’est avec regret qu’il décline l’invitation d’Alphonse Leclaire. Le projet d’une association d’anciens du collège est néanmoins bien lancé et l’association se donne comme but de « renouveler et perpétuer les liens d’amitié qui doivent le unir entre eux ; de réveiller et fortifier l’amour filial qu’ils doivent avoir pour leur alma mater comme aussi de lui aider à atteindre le but qu’elle se propose dans l’éducation de la jeunesse. »

L’organisation de l’association sera complétée en 1884 avec l’appui du recteur Cazeau et depuis, l’AACSM réunit les anciens du collège autour de leur alma mater. L’association sera consultée au sujet des grandes décisions touchant le collège ; elle apportera soutien et financement à la construction du collège Brébeuf dans les années 20, puis près de vingt ans plus tard, à ce projet de gymnase du collège, qui ne connaîtra pas de suite. C’est à l’initiative de leur aumônier Joseph Bélanger, s.j. C. 08, que des membres de l’Association allaient former le Club des Anciens, un groupe plus restreint qui soutenait le rayonnement du collège, notamment par l’octroi de bourses à des étudiants peu fortunés.

Depuis la fermeture du collège, la mission de l’association s’est concentrée sur ses objectifs des rapprochement entre les anciens mais reste fidèle à son devoir de mémoire. C’est cette fidélité vieille de bientôt 125 années que nous célébrerons en 2007 !

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Autour d’un piano


«Autour d’un piano», c’est le nom donné par François Cousineau au groupe de confrères du conventum 59 qu’il invite chez lui pour échanger sur des sujets personnels, professionnels et d’actualité.

À l’automne 2003, à l’occasion des retrouvailles du conventum 59, François a lancé l’idée de rencontres régulières pour favoriser des discussions plus poussées et un partage des expériences de vie. Depuis janvier 2004, une quinzaine de confrères se réunissent chez lui cinq ou six fois par année.

Les rencontres ont lieu de 19 h 30 à 22 h. Elles se déroulent en deux temps : une période de sujets libres suivie d’échanges sur un thème qui a été déterminé à la réunion précédente. Sans enfreindre la règle de confidentialité adoptée par le groupe, voici quelques-uns des thèmes abordés : nos croyances, doutes et incroyances (Dieu, forces ou êtres supérieurs), la souveraineté du Québec, la justice et notre perception du système judiciaire, notre rapport à l’argent, les relations de couple. Deux livres ont aussi été l’objet de discussions, soit Le Da Vinci code, de Dan Brown et «Il faut rester dans la parade» ou comment vieillir sans devenir vieux, de Catherine Bergman.

Au fil du temps, la confiance s’est développée, la «chimie» s’est améliorée, les échanges ont gagné en authenticité et en profondeur. Affinités et amitiés ont également suscité des rencontres en groupes plus restreints et à l’extérieur de ce cadre.

Des partages se sont tenus dans d’autres lieux comme à la résidence secondaire de François Cousineau au lac Memphrémagog, au chalet des Laurentides de Jacques D. Girard et, le 16 septembre 2006, à la résidence secondaire de Michel Perrault à Notre-Dame-du-Portage. Le prochain échange, qui se tiendra en novembre chez Roger Bourdages, à Mercier, portera sur la première partie concernant la vie dans Le livre tibétain de la Vie et de la Mort de Sogyal Rinpoché (disponible en format poche).

Rangée du bas: Richard Bergeron, Michel Perrault, François Cousineau, Louis Famelart et Gilles Brunelle.
Rangée du centre: Jacques Grenier, Jacques Vallée et Pierre Angrignon.
Rangée du haut: Jacques D. Girard, Lionel Hervieux, Jacques Malboeuf, Bernard Downs et Roger Bourdages.
Absents: Jean-François Delage et Renault Gaudet.

À Notre-Dame-du-Portage, les conjointes étaient invitées. En après-midi, les confrères ont discuté, entre autres, de thèmes comme «faire ses deuils» et «lâcher prise». Les conjointes se sont intégrées au groupe pour l’apéritif offert par Suzanne et Michel Perrault. Devant leurs conjointes émues, avec François Cousineau au piano et Bernard Downs comme animateur, les treize confrères présents ont chanté «Les trois cloches», chanson immortalisée par les Compagnons de la chanson. Chacun des trois couplets reprend les grandes phases de la vie : le baptême et l'enfance, le mariage et la vie adulte, la mort et l'éternité. Un souper gastronomique a suivi à l’Auberge sur mer.

Louis Famelart, Jacques Grenier, président de la séance, et François Cousineau chez lui.

 

Ces initiatives peuvent-elles servir d’inspiration à d’autres conventums ?

Jacques D. Girard, C. 59

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Spécialité: cascadeur!

Les pierres m’ont toujours fasciné – et l’eau aussi – qu’elles ont le don de faire chanter!

Depuis trente ans, j’entendais le clapotis du lac, mais il manquait à mon bonheur le murmure de l’eau d’une cascade, d’une cascade de mon cru, dont je modulerais le chant…

Chaque cascade a son diapason, son registre, et ce sont les pierres qui en décident ! La recette est simple et les ingrédients sont connus : des pierres, de l’eau et du travail, beaucoup, beaucoup de dur et patient travail !

Une fois dûment renseigné : livres de référence, revues spécialisées, consultation des experts, il ne reste plus qu’à se mettre à l’ouvrage. Et c’est «de la grosse ouvrage» ! Trente ans de durs labeurs de construction et de terrassement m’avaient préparé à ce nouveau «contrat» ! La construction d’une cascade exige de bonnes connaissances «générales» : plomberie, électricité, et quelques connaissances «particulières» : mise en place de la membrane imperméable, des toiles géotextiles, de la canalisation d’eau.


Le bassin inférieur

L’emplacement choisi comportait une difficulté sérieuse : il fallait arrimer la membrane imperméable (et la géotextile) à une paroi rocheuse. La photo ci-jointe illustre bien la solution retenue : percer le roc, y insérer des chevilles de plomb pour y fixer un support de P.V.C. auquel un autre support de P.V.C. fixerait la membrane, ce qui fut fait… et réussi ! Le bassin inférieur prenait ainsi forme après creusage, «arrondissement» des arêtes rocheuses à la masse et construction d’un mur de retenue, de façon à ce que le bassin ait une profondeur moyenne de 50 cm (20 pouces) et un volume d’eau de 1 500 litres, essentiel à un pompage de 20 000 litres/heure. Rassurez-vous : le bassin ne se videra pas : l’eau pompée… revient dans le bassin par la cascade !

La cascade

Dénivellation : trois mètres sur une longueur de six mètres. C’est ici que commence le travail «d’harmonie» : il faut disposer les pierres une à une pour que le chant de la cascade réponde à nos attentes ! C’est une pente : il faut que les pierres tiennent sous la poussée de l’eau ! Poser, enlever, reposer des pierres : les cascades ne chantent pas sur simple demande !

Les bras se fatiguent, la patience s’épuise mais les pierres restent… de pierre !

Branché à la pompe dissimulée au fond du bassin, un tuyau de un pouce et quart (3,2 cm : donnée inconnue en plomberie québécoise !) court sous la membrane de la cascade (car il y a une membrane imperméable là aussi !) jusqu’au sommet de la cascade : là, des soupapes assurent la répartition de l’eau dans la cascade principale et les deux cascades «secondaires» : celle qui coule du rocher dans le bassin et d’autre qui se verse dans la cascade, à mi-course de celle-ci. Un système de soupape branché, lui, au système de la maison, assure par son apport d’eau au besoin, le niveau constant du bassin.


Les grenouilles, les oiseaux, les poissons et les plantes

Jour et nuit, la cascade chante : à peine quelques jours après la mise à l’eau du bassin, les grenouilles sont arrivées ! En mai et juin, elles chantent, elles aussi ! Et avec quelle ardeur !

Les petits poissons rouges «de bocal», achetés il y a trois ans, sont devenus… de grosses carpes ! Des carpes qui passent l’hiver… à Laval, because… le bassin gèle !

Les plantes ont grandi : les papyrus, eux passent l’hiver au chaud, dans la maison et, au printemps, rejoignent poissons et oiseaux dans le bassin. Oiseaux ? Eh oui ! Parce que les oiseaux ont fait de la cascade… leur bain d’oiseaux ! La cascade, le bassin, c’est tout un monde à découvrir ! Parcourir les revues spécialisées pour mieux connaître les plantes immergées, semi-immergées, flottantes, les plantes de milieux humides. Découvrir la complexité de la «concurrence alimentaire» : qui, des plantes «aimées» ou des algues… «détestées», aura le dessus dans le bassin ? De la réponse à cette question dépend la pureté de l’eau et donc la beauté du bassin. Les plantes oxygénantes assurent la bonne santé des bassins à condition que la pompe fasse sa part elle aussi ! L’équilibre !

Le travail des mains m’aura, depuis trente ans, apporté équilibre et plaisir. On éprouve une grande satisfaction à créer un milieu vivant sain, mais combien fragile ! À construire aussi, et à aménager : poser une moulure «o’gee» à la perfection (coins intérieurs et extérieurs réussis !), mettre en place des quais qui résistent aux grands vents du nord, installer un système d’irrigation, construire un escalier à «trois volets», autant de défis stimulants pour des esprits qui risquent de se perdre dans les dédales des normes, des conventions collectives, des programmes. L’équilibre !

Ma plus belle «évaluation» ? En voyant des photos de mon «paysagement», mon fournisseur de matériaux de Sainte-Agathe, ignorant mon occupation principale m’a dit : Ça, c’est du travail professionnel. J’ai deux contrats pour toi à Saint-Donat» ! C’est mieux… qu’un grief !

P.S. Besoin de renseignements techniques pour vous lancer dans l’aventure ? Donnez-moi un coup de fil !

Émile Robichaud

(514) 735-4881
(450) 661-3237

 

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Les anciens publient…..

 

Simon RICHER, C. 50, Le chant de l'enclume (le) : portraits d'héritages vivants , aux éditions Liber, coll. Figures libres.

Pierre CAMU, C. 42, Le Saint-Laurent et les grands lacs au temps de la vapeur, 1850 – 1950., aux éditions Hurtubise – HMH.

Ce volume que nous avions recensé de façon incomplète dans le précédent numéro fait suite à un autre ouvrage de notre confrère, Le Saint-Laurent et les Grands Lacs au temps de la voile, 1608 – 1850, également publié chez Hurtubise – HMH en 1996.

 

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En bref


Vie des conventums

Les réunions de conventum vont bon train cette année. Le conventum 48 se réunit le 17 octobre au local des Fusiliers Mont-Royal. Le conventum 49 prévoir se rencontrer cet automne à l’initiative des plus actifs de ses membres, Jean-Louis Lalonde et Ulysse Desrosiers. Le conventum 59 se réunira le 29 novembre dans un restaurant de Notre-Dame-de-Grâce qui reste à déterminer. Le conventum 55 a réuni a tenu sa réunion le mardi 26 septembre au restaurant La Gaudriole. Les anciens du conventum 56 se reverront pour leur réunion quinquennale au restaurant le Bordelais 12 octobre. Au moment d’aller sous presse, nous attendons des nouvelles des autres conventums dont c’est la date anniversaire, soit les conventums 51 et 61. Il est encore temps….

Centre de créativité du Gésu

Les Jésuites célébraient leur année jubilaire au Centre de créativité du Gésu entre le 22 septembre et le 8 octobre 2006 sous le thème « Agir, c’est prier.» Au programme, des expositions tableaux, dessins, photographies d’artistes jésuites. Des conférences sur le thème de l’art et la spiritualité, sur le vaudou et le chritianisme en Haïti, un spectale de danse donné par un jésuite indien afin de faire connaître la danse classique de son pays, expression de l'héritage religieux et philosophique de l'Inde. Le programme incluait également un concert de la chanteuse Karen Young sur le thème « Âme et désir », un concert de musique jésuite donné par l’ensemble vocal classique Xavier Consort et plusieurs autres événements.

On en saura plus sur les événements à venir en consultant le site du centre de créativité du Gesu, à l’adresse : www.gesu.net.

 

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Le carnet

Hugues Beauregard, C. 60, endocrinologue, s’est vu décerner le prix régional 2005 du Collège Royal des médecins chirurgiens du Canada, qui souligne l’excellence de l’associé du Collège royal en tant qu’éducateur médical, pour services remarquables rendus à la communauté et au Collège royal.

Bernard Blair, s.j. C. 60, après avoir servi pendant plusieurs années comme conseiller spirituel de l’association, vient d’être nommé supérieur de la résidence des Jésuites « Jacques Couture » à Québec.

Louis Boudrias, C. 57, est heureux de pouvoir consacrer plus de temps à l’achat et à la vente de tableaux, maintenant qu’il a tiré le rideau sur sa carrière dans la mode masculine. Louis souhaiterait bien avoir l’occasion de rencontrer d’autres collectionneurs. Avis aux intéressés!

Maurice Da Sylva, C. 42 continue de collaborer à la revue Pierres vivantes. Toujours inspiré par la pensée de Lanza del Vasto, il poursuit également sa collaboration à la revue Échanges de l’Arche du Québec. On lira d’ailleurs avec intérêt l’article de Maurice da Silva sur Lanza del Vasto inscrit sur le site WEB de l’encyclopédie de l’Agora.

Germain Derome, C. 63, vient de célébrer ses vingt-cinq années comme professeur de philosophie au collège Brébeuf et enseigne toujours le grec ancien à l’Université de Montréal.

René Doucet, C. 55, professeur honoraire de l’école des Hautes Études Commerciales, dirige un comité de citoyens qui travaille au jumelage de North Hatley avec le village français d’Eymet en Dordogne. Il gère toujours, avec son épouse, un gîte touristique de prestige au lac Massawippi et consacre ses loisirs à la peinture et au dessin.

Maurice Falardeau, C. 52, médecin à la retraite, de St-Bruno, demeure très actif socialement, s’impliquant en particulier au sein du comité de justice sociale de St-Bruno et au Regroupement des organismes communautaires de St-Bruno. Il est aussi administrateur au Conseil local de développement de Longueuil.

Louis Fournier, C. 62, a récemment pris sa retraite de la FTQ où il était directeur des communications. Une bonne partie du temps ainsi retrouvé fut consacrée la lecture de « La recherche du temps perdu ». Lire un roman de sept tomes, c’est déjà toute une entreprise, mais avec les nombreux écrits déjà à son actif, parions que notre confrère se remettra lui-même à la plume sous peu!

Maurice Forget, C. 64, reste fidèle aux traditions sportives du collège. Avec d’autres anciens de son conventum comme Claude Bertrand et Claude Famelart, il « œuvre » au sein de l’équipe des « boys » de St-Eustache, une équipe de vétérans on ne peut plus sérieuse puisqu’elle joue 82 matchs par saison! Avec tous ces anciens de Ste-Marie sur les rangs, l’équipe finira bien par s’appeler les « Bleus » de St-Eustache.

André Lacroix, C. 66, médecin endocrinologue, exerce aussi les responsabilités de chef du département de médecine du CHUM, professeur titulaire de médecine à l’Université de Montréal et président de la Société canadienne d’endocrinologie et métabolisme.

Jacques L’Heureux, C. 52, vient d’être nommé professeur émérite en droit de l’Université Laval. Cette nomination consacre une carrière de plus de vingt ans comme professeur en droit municipal et urbain, en droit administratif ainsi qu'en histoire du droit et des institutions. M. L’Heureux s’est aussi distingué par de nombreuses publications dont un traité de droit municipal qui fait autorité en la matière.

Pierre Marois, C. 58, toujours président de la Commissions des droits de la personne et des droits de la jeunesse, exprime sa fierté d’appartenir à un conventum aussi riche de talents artistiques que le sien, qui nous a donné ces grands noms que sont Denys Arcand, Pierre Létourneau et Stéphane Venne. Il évoque aussi la mémoire de cet autre confrère de conventum, l’avocat Pierre Lapointe, disparu en 2004, dont il garde le meilleur souvenir.

Louis Ménard, C. 67, nous apprend que le « Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion financière » publié sous sa direction, a reçu le prix spécial du jury décerné lors du Grand Gala des mérites du français, dans le cadre de la 10ième Francofête, en mars dernier.

Louis-Jacques Ménard, C. 64, s’est vu décerner un doctorat honoris causa par l’Université Concordia, en reconnaissance de son engagement au sein de la communauté. Louis-Jacques Ménard est président de BMO Groupe financier, Québec. À ce titre, il dirige les activités de la Banque de Montréal au Québec.

Claude Parent, C. 58, terminait en mai dernier un mandat de dix mois à titre de directeur de la Mission internationale d’évaluation des élections en Haïti. À ce titre, il dirigeait une équipe de 200 personnes venues de plusieurs pays, afin de soutenir le peuple haïtien dans sa marche vers la démocratie.

Michel Parent, C. 67, a été élu en novembre dernier, vice-président du Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes agréées du Canada (CTTIC). Comme directeur du Service de traduction du Bureau du Conseil privé, il a eu récemment la responsabilité de dossiers particulièrement délicats, soit l’enquête Gomery, l’affaire Arar et le procès d’Air India.

André Provost, C. 54, est depuis décembre 2005 récipiendaire de l’Ordre du Mérite de l’Université du Troisième Âge décerné par la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke.

Roland Reid, C. 38, nous fait part de son regret de voir partir son ami Jacques Champagne, qui nous a quittés depuis peu (voir la chronique « Passons sur l’autre rive… »), avec lequel il était lié depuis les premières années du collège, une amitié de près de trois quarts de siècle!

Gontran Rouleau, C. 49, a quitté sa retraite récemment pour présider une séance du tribunal de l’Association des courtiers en valeurs mobilières (ACCOVAM). Il donne aussi des conférences sur la médiation en matière civile et commerciale, dans des pays aussi différents que la France, la Syrie et la République d’Irlande.

 

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Passons sur l'autre rive (Marc 3,35)

 

Antoine Biron, C. 27, avocat, C.R., décédé à Drummondville.

Henri Saey, C. 28, prêtre séculier, décédé à Montréal le 28 juillet 2006.

Bruno Angers, C. 37, assureur, décédé à St-Lambert le 4 juin 2006.

Marcel Laplante, C. 37, gynécologue, décédé à Montréal le 26 juillet 2006.

Jacques Champagne, C. 38, médecin, décédé à St-Sauveur-des-Monts le 22 mars 2006. Obstétricien, il avait fondé le département d’obstétrique de l’hôpital de St-Jérôme.

François La Mothe, C. 39, médecin, décédé récemment à Montréal.

Gérard Beaudoin, C. 40, médecin psychiatre, décédé à Montréal le 14 février 2006.

René Lagacé, C. 42, médecin, décédé à Verdun le 4 mars 2006.

Marc Thibault, C. 42, ancien professeur au collège et directeur de l'information de Radio-Canada, décédé à Montréal le 12 mars 2006.

Donat Perreault, C. 44, décédé à Montréal le 9 août 2006.

Jean-Paul Ouellet, C. 45, prêtre séculier, décédé à Montréal le 21 mai 2006.

Georges Pépin, C. 47, prêtre séculier, décédé à St-Hyacinthe le 3 août 2006.

Marcel Camirand, C. 48, comptable, décédé à Longueil le 17 août 2006.

Jean-Claude Delorme, C. 53, avocat, décédé à Montréal le 7 septembre 2006. Il avait été président de Téléglobe Canada, ainsi que de la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec, en plus d’œuvrer pour de nombreux organismes dans le domaine des arts, de l’éducation et des affaires.

Claude Constantineau, C. 54, notaire, décédé à Ste-Agathe le 11 septembre 2006.

Robert Petitpas, C. 54, décédé à Sorel le 20 juin 2006.

Pierre Lambert, C. 55, ingénieur, décédé à Montréal le 28 mars 2006.

Jean-Paul Guérard, C. 56, ajusteur d’assurances, décédé à Yurimagas (Pérou) le 9 mai 2006.

Paul Dostaler, s.j., décédé à St-Jérôme le 21 février 2006. Professeur au collège de 1954 au collège de 1948 à 1969, il fut par la suite aumônier chez les Frères de l’Instruction chrétienne à La Prairie jusqu’en 1998.

Laval Girard, s.j., décédé à St-Jérôme le 12 juin 2006. Il avait été professeur d’abord au collège St-Ignace de 1952 à 1954, puis au collège de 1955 à 1969 pour ensuite assumer la tâche de préfet de l’église du Gésu de 1969 à 2000.

Paul Morisset, s.j., décédé à St-Jérôme le 6 mai 2006. Il avait été professeur au collège de 1962 à 1968. Il avait par la suite fondé puis dirigé de 1968 à 1980 le Centre Incroyance et Foi . À partir de 1981, le père Morisset s’était consacré à la prédication de retraites.


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